6 réflexions sur « Qui est disponible pour grimper un soir cette semaine. »

  1. Alain et moi même partons ce soir d’aubiere vers 18h.
    Il reste donc une place sur la corde.
    Pour une fois pas de "vrai" débutants pour cette sortie, car grimpe de nuit en grande voie….
    Pour faire plus simple, de préférence une personne qui a déjà grimpé à la crête de coq avec de la marge ( 5+ dans une escalade en dalle).

    Frontale et sourire obligatoire , comme toujours en faite.

  2. ça m’aurait bien tenté, mais j’avais promis à ma douce un pique nique ce soir …
    Par contre, au cas où, je suis disponible demain, aux environ de 17h plutôt, car il va faire chaud.

  3. seulement rentré hier soir ou plutôt ce matin… donc ce n’était pas possible… dommage car ca m’aurait bien tenté comme tu peux t’en douter!
    content de voir qu’Alain est de retour!

  4. Sacrée soirée

    Je me suis fait avoir comme un débutant
    Lui : « t’es partant pour la Crête de Coq ? »
    Moi : « ça marche , on y va quand tu veux ! »
    Lui : « départ 5 h, et 2h après on est au pied des voies…. »
    Moi : « oh là ! J’me lève pas à 5 h pour aller à Chaudefour ! »
    Lui : « mais non ! 5h du soir et on tire les rappels de nuit… Alain ! tu a dis, on y va quand tu veux ! »
    … et là je n’ai pas su quoi répondre.
    …. Lui, c’est Ben, et Moi, c’est Alain.
    Donc vers 19h on roule sous le cagnard, on étouffe dans la bagnole. Au lac Chambon, les gens se baignent, ça plonge, ça patauge, à peine un filet d’air qui pousse les planches à voile. Une envie de changer de projet me passe par la tête… mais je dis seulement « on pique une tête dans le lac au retour ! promis juré, tope la ! » contrat signé à deux.
    Le soleil se couche tard en été, la 1ère voie sera faite à la lumière du jour déclinant. Je n’ai pas grimpé depuis longtemps et les douleurs oubliées de la cheville reviennent après une longueur. C’est la crise de tendinite maudite : le sexagénaire sextogradiste bougonne sur le rocher, il n’a plus sa superbe, il a perdu son triple A.
    Ben prend le relais sans problème.
    Après la 1ère voie, je retrouve un peu mieux mes marques, et nous cassons la croute pour attendre la nuit, la vraie. Celle-ci nous enveloppe peu à peu, avec dans le lointain les derniers sifflements de marmotte, la silhouette du Puy Ferrand qui s’assombrit puis devient flou. Alors sous le ciel étoilé, les cris de Grand Duc prennent le relais. Un petit vent frais s’est levé et fait bruisser les genets tout proches. Les oreilles sont aux aguets du moindre bruit… Au loin tout en bas la voix de Maitre Seguin criant « … revient Blanchette ! Revient ! » … et tout à coup 2 petits points brillants apparurent dans le noir : Ben et Alain venaient d’allumer leur frontale.
    « Putain ! Tu m’as fait peur Alain, j’ai la chair de poule. Tu racontes vachement bien ! »
    Donc on attaque de nuit, les yeux au bout des doigts, et le halot de la lampe montrant seulement 2 mètres carrés de rocher devant soi. Cette lumière diffuse révèle très peu le relief des fissures bossettes … et autres réglettes. Suspendu dans les ténèbres, on grimpe enveloppé d’une bulle de faible lumière : au dessous c’est le noir, en haut la voute étoilée. Ben, devant, cherche la voie et de me répéter : « je cherche surtout les plaquettes et broches d’assurage ». Impossible de faire des photos correctes au-delà de 10 m même avec flash, quel dommage ! De mon relais, dans le noir et le silence rayé par les cris d’un hibou, aucun paysage à contempler, seul point pour accrocher mon regard, l’éclat d’une frontale se dandinant tout au dessus de moi… pendant qu’en bas dans la forêt Blanchette repousse le loup à grands coups de cornes.
    Au fil des heures, on s’habitue à ce style d’escalade. Ben s’en tire mieux que moi : on reconnait tout de suite les gars qui ont travaillé de nuit en faisant les 3 x 8. Pour descendre en rappel, ne pas oublier de faire 2 nœuds au bout des brins, et connaitre la position des chaines de relais nous a bien aidé à regagner le pied de la falaise…. Allez on rentre !

    Les vaches se sont endormies
    Dans la vallée de Chaudefour.
    Les crapauds sont de sortie
    Sur le chemin du retour.

    1h 30 du matin on passe au lac pour piquer une tête : on avait dit « promis juré »
    Le petit vent et les moustiques nous font hésiter un instant : l’eau était bonne, avec une plage déserte pour nous tout seuls …le paradis : la baignade fut salutaire.
    Fatigués on s’endort au volant sur la route du retour.
    « On passe prendre un café chez Francis ! propose Ben »
    Et moi de lui répondre « non ! il ne doit pas être sur Orsines, il est en stage de blocs à Trégastel sur la côte de granit rose »

    Alain

    ci joints quelques photos avec le lien ci dessous

    https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=107605176752940777402&target=ALBUM&id=5776934238269077361&authkey=Gv1sRgCJ-fma73zvvm2gE&feat=email

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