CAMP D’ETE 2014

Nous nous lançons dans l’organisation du camp d’été 2014 du GAG.
Lieu prévu : le parc des Ecrins dans les Alpes françaises! Plus de détails à venir
La date : une semaine, à placer dans la première quinzaine d’aout (possibilité d’étendre le temps passé sur place)
Qui : suffisamment d’activités rendues possibles par le lieu choisi pour que les membres du GAG ainsi que leurs proches soient les bienvenus
Quoi : de l’escalade, de la via ferrata, de la rando, de l’alpi… Les possibilités seront vastes suivant la pratique des uns et des autres. Toutefois, il faudra conserver à l’esprit que la montagne a ses risques. Songer donc à pratiquer suffisamment auparavant sera la moindre des choses pour certaines sorties.

Maintenant, à vos stylos : qui? quelle semaine de préférence?

26 réflexions sur « CAMP D’ETE 2014 »

  1. Moi je suis partant et pour les dates aucun soucis, je serais de toute façon en congés !

  2. – Guillaume L
    – Guillaume P
    – Jean-Bat
    – Sébastien
    – Eric
    – ?
    – ?

    Nous allons refaire des sorties en couloir dans les semaines à venir donc pour ceux intéressés par la (ou les) sorties orientées alpi du camp d’été et qui n’ont pas encore pratiqué ce serait l’occasion de se mettre le pied à l’étrier (sachant que dans tous les cas il est important et essentiel de pratiquer auparavant pour essayer d’avoir les bons réflexes).
    Quoi qu’il en soit, les possibilités laissées par le camp ne se limiteront pas à la(les) sorties alpi.

  3. Le camp du gag Débutera le 11 août et finira le 17 août.

    Vous avez jusqu’au 27 juillet pour vous inscrire.

    Pour vous inscrire c’est expliqué plus bas.

    Attendez-vous à dépenser entre 200€ et 300€ pour la semaine (trajet, camping, repas)

    La destination :
    Camping d’Ailefroide
    05340 Pelvoux

    Le trajet (aller simple) :
    416 km
    6h de route
    60€ par voitures dont 30€ de carburant et 30€ de péages.
    Les perturbations (chantiers, courses cyclistes) peuvent être anticipées :
    http://www.itinisere.fr/evenement/?rub_code=3
    http://www.inforoute05.fr/

    Les départs / Les retours : -> Formez les voitures !
    Limitez vous à 3 personnes dans une berline ou 4 dans un monospace car vous aurez beaucoup de matériel.

    La logistique :
    – Camping comptez 6 ou sept nuits à 10 € par nuit tout compris ( emplacement, elec, place de voiture)
    – Repas on verra en fonction du nombre de participants. Si nous sommes nombreux on ne fera peut être pas des repas collectif car c’est trop galère à organiser.

    Les activités :
    – Escalade
    – Via ferrata.
    – Sorties alpinisme.

    Le matériel.
    – Tente messe

    La liste des choses (collectives) à emmener :
    – Les courses.

    Je fait la liste, des personnes inscrites.

    Pour vous inscrire vous postez un message sur ce sujet avec les infos suivantes :
    Quand vous partez (dimanche 10 Lundi 11 …)
    Quand vous revenez ( dimanche 17, samedi 17 …)
    Si vous avez besoin de monter dans une voiture ou si vous proposez votre voiture (précisez).
    Si vous avez une tente (précisez) ou si vous avez besoin d’une tente.
    Le matériel d’escalade – alpinisme dont vous disposez :
    Baudrier / casque / longe / corde / dégaines / mousquetons (directionnels) / sangles / descendeurs / machard / bloqueurs mécaniques / chaussons / chaussures d’alpinisme / crampons / piolets / ancres à neige / broches à glaces / coinceurs / friends.

  4. Avec grands regrets, je me désiste car je dois faire la fourmi si je ne veux pas être dépourvu lorsque la bise sera venue. (l’hiver vient…)

  5. je vous rejoindrai car je ne pourrai certainement pas être présent les premiers jours .

  6. le matériel d’escalade – alpinisme que j’amènerai:
    Baudrier OK / casque OK / longe *2 + une longe de ferrata / 1 corde 70m + 2 brins de rappel 100m / 14 dégaines / mousquetons (dont 2 ou 3 directionnels) / qq sangles / 2 descendeurs / 2 machards / 1 poignée Jumar / 1 tibloc + 1 poulie + 1 minitraxion / chaussons OK / chaussures d’alpinisme OK / crampons OK / piolets OK mais il serait préférable de rajouter un piolet de RANDO si possible / 1 ancre à neige / PAS DE BROCHES A GLACE / 1 jeu de coinceurs / 2 friends.
    J’ai une tente et peut en amener une autre.

    J’arriverai vers le 7 ou 8 aout dans les parages (dans les environs du Briançonnais, Queyras et du Piémont) et repartirai vers le 21 ou 22 aout a priori.

    Je vais essayer d’appeler le refuge ces jours, car cela risque d’être tendu plus tard.

    Prévoyez aussi:
    – gant d’alpi (si alpi) + la veste associée + chaussettes et habits qui vont bien
    – la crème solaire indice max (écran total protection enfants pour tout incursion aux environs du glacier blanc)
    – stick à lèvres idem
    – des lunettes de soleil performantes (protection 3 grand mini, mieux 4 si incursion alpi
    – gourdes
    – popotte pour la graille en altitude
    – éventuellement des cachets pour purifier l’eau (j’en emmènerai)
    – glacière pour ceux qui en ont
    – réchauds

  7. camp d’été à Ailefroide

    Alain sera à Ailefroide à partir du lundi 11 pour la semaine
    Autonome en matériel cartes et topo
    A bientôt …et le beau temps est annoncé

  8. Profitez bien et pensez à nous quand vous serez aux sommets !

    Si vous voulez faire un point météo, vérifier un topo ou autre .. vous pouvez nous passer un coup de fil. Jade et moi même serons ravis de vous aider !

    Pour les grandes voies, aux moment des rappels attention à votre matos il faut faire ce qu’il faut pour qu’il ne tombe pas!

    Si jamais il tombe vous avez normalement appris à faire le demi cabestan, sur un mousquetons à vis directionnel.
    Ceux qui ont un second assureur il peut être très bien attaché au fond du sac (à sortir en cas de "oups il est en bas !!!"). Ne rigolez pas ça arrive, et pas que aux autres …

    Bon camp à tous !

    Jade et Benoit en vacances dans le sud !

  9. camp d’été à Ailefroide

    Ne t ‘inquiète pas Ben, il parait qu’on aura une interro en arrivant au camp…et puis attendre une nuit , matos perdu , suspendu à un relais ça fait réfléchir
    Bonnes vacances

  10. camp d’été à Ailefroide

    Ne t ‘inquiète pas Ben, il parait qu’on aura une interro en arrivant au camp…et puis attendre une nuit , matos perdu , suspendu à un relais ça fait réfléchir
    Bonnes vacances

    Lol !
    Il est toujours important de rappeler les bases. Et avec une histoire vécu en plus ça rentre toujours mieux.

  11. Lundi 4 aout, coup de fil de Guillaume. Nous ne serons plus que 2 au camp d’été. "De la montagne en amoureux?" Pas grave!… On maintient!… L’important reste que ce camp ait lieu… Et nous restons certains et convaincus qu’il y a de quoi se faire plaisir à Ailefroide, question escalade et alpi.

    Mardi 5 aout, après de longues heures passées à finaliser un document pour le taf, je finis de charger la voiture avant de "m’envoler" en direction de la Maurienne… Eh oui!… Il y a du rab de montagne au programme!… Je rejoins là bas mon acolyte attitré de toutes les pérégrinations alpines!… Tout ceci hors contexte GAG (mais rien n’interdisait qu’un GAGuiste randonasse, et rien n’interdit que les GAGFuistes randonnent à l’avenir!) 20h30, arrivée à Saint-Michel de Maurienne, tout au pied du grandiose col du Galibier et de son marchepied le col du Télégraphe : il peut y en avoir pour tout le monde en montagne, il n’est pas nécessaire d’uniquement pratiquer l’escalade et l’alpi pour prendre du plaisir!

    Mercredi 6 aout : après avoir fait un sort à la tarte aux abricots maison (elle ne pouvait se conserver plus longtemps, malheureusement) départ pour 3 jours de rando bivouac en Vanoise, au départ du chalet de l’Orgère… Un premier jour passé à franchir le col de Chavière, pratiquer une séance de shooting photos avec un bouquetin faisant la pose (il pratiquait sûrement les plateaux de mode…), dévaliser une ferme d’alpage de son Beaufort…
    Un deuxième jour (jeudi) passé à profiter des panoramas du col d’Aussois avant de redescendre au refuge des fonds d’Aussois (chouette, le bivouac est venté, la tente mettra moins de temps à sécher!)…
    Un troisième jour (vendredi) à se plonger dans l’univers rocailleux du col de la Masse et à espionner les chamois, définitivement plus timides que les bouquetins!… Après une longue redescente (et remise dans le droit chemin de touristes s’aventurant sur une rando de 8h avec un bout de papier griffonné en guise de carte, en croyant qu’ils en avaient pour 1h max), retour au chalet de l’Orgère… Ces 3 jours permettant de finir de se convaincre qu’il peut y en avoir pour tous les gouts dans les Alpes…

    Vendredi soir, nous nous arrachons et nous dirigeons vers Valloire pour y planter notre camp… Le temps reste incertain, rien ne dit qu’il sera possible de profiter pleinement de ces quelques jours avant de rallier le camp d’été d’Ailefroide… Qu’à cela ne tienne!… Un décrassage est nécessaire après ces 3 jours de rando!… Profitant du maintien de la météo "au sec", nous décidons de sortir les vélos et de faire un sort au col du Galibier… Le temps est au beau jusque dans les kilomètres suivant le hameau de Bonnenuit… A l’approche de Plan Lachat, ca se couvre… Les gouttes d’eau arrivent… Un coup de tonnerre… 2 coups de tonnerre… "Au troisième coup de tonnerre, je fais demi-tour", me dis-je… Passage des Granges du Galibier, il ne reste plus que 3km avant le sommet du col… 3ème coup de tonnerre, je fais demi-tour (pas de bol, le 4eme n’a jamais eu lieu!).

    Samedi matin, il fait beau… C’est le moment de profiter d’une des via ferrata de Valloire… Les militaires en vadrouille lui ont fait un sort quelques dizaines de minutes auparavant, il est temps de s’y mettre… C’est autre chose que l’escalade, mais cela reste bien ludique et permet de profiter de belles perspectives sur Valloire et d’une petite grotte creusée dans le rocher!…

    Samedi midi, je relève mes messages sur le téléphone. COUP DE FIL D’ALAIN! "j’ai vu qu’il y avait quelques désistements pour le camp d’été, vous y allez toujours?" Je le rappelle. Oui, nous maintenons même si nous ne serons que 2. Tu viens? Chouette, on va en profiter au moins 1,5 fois plus!
    Samedi aprem, le temps est toujours correct, il s’agit de renfourcher les vélos pour vraiment terminer ce col du Galibier (même si, purisme oblige, on ne peut le considérer que comme une moitié de la "face nord" du col puisque le col du Télégraphe a été snobé).

    Dimanche matin, il faut commencer à se diriger vers Ailefroide puisque le RDV est fixé à lundi soir… Nous chargeons les voitures et remontons le Galibier en direction de Plan Lachat où nous faisons une petite rando dans les Cerces, à l’ombre du mont Thabor et du massif du grand Galibier. Chouettes environs… "Il va falloir que j’en cause à Alain, me dis-je, car il me parait que le secteur se prête au ski de rando… Il a dû y faire chauffer ses spatules!". Dimanche soir, décrassage : on peut sortir les vélos pour re-explorer le col de Granon au dessus de Serre-Chevalier… 28 ans plus tôt, Bernard Hinault y a connu sa dernière journée en jaune sur le tour de France, jurant le soir même qu’il ne reviendrait plus sur le Tour si celui-ci y retournait (pour l’anecdote, il prenait sa retraite cycliste à la fin de la même année, ce qui n’a pas empêché le Tour de ne jamais y retourner!).

    Lundi, Ailefroide approche… Une dernière escapade cycliste vers le spectaculaire (et infâme) versant italien du col Agnel et il est temps de rejoindre Ailefroide et y retrouver Alain et Guillaume.

    LE CAMP D’ETE COMMENCE!!! Tous les instants précédents auront pu servir de mise en bouche…
    Le camping d’Ailefroide est une curiosité… Un terrain immense, niché entre les parois d’escalade, école d’escalade ou grandes voies… Une faune de grimpeurs et montagnards… Un joyeux désordre… Nous y retrouvons Elise, la fille d’Alain, et son club de Grenoble (le GUM) qui y effectue un camp d’été… Nous dinons en commun et devisons de ce que nous allons bien faire le lendemain!… Cela discute de parois, de grande voie, de longueur, de niveau, de cotation, de cordées… Nous ferons une grande voie en 10 longueurs dont le niveau est dans le 5… Une cordée de 2 et une cordée de 3, mélangeant GAGuistes et GUMistes… Les derniers (Elise et Jean-Charles) montant sur coinceurs et les premiers (Alain et Guillaume L d’une part, Guillaume P d’autre part) récupérant ladite quincailierie!

    Mardi, départ pour le pied de la grande voie. 40 minutes de marche permettent de rejoindre la voie "Rossinante" (hommage au tournedos Rossini? ouverture par un aficionado du compositeur Rossini? nous ne savons pas), plus éloignée mais moins courue donc plus tranquille! Les cordées se forment… Alain chambre un peu : "bon Guillaume, il va falloir gazer, parce que nous sommes 3 derrière!". Jean-Charles part, place ses premiers coinceurs, "relais!" A mon tour… Rossinante est une grande voie équipée "montagne", magnifique, pas très dure, avec des relais "grand luxe" sur mélèze (ombre fournie, toutefois les serveurs nous approvisionnant en boisson aux relais étaient absents ce jour)… Mais il faut "lire la voie"… Toujours est-il qu’au bout de 3-4 longueurs, Jean-Charles et moi nous plantons d’itinéraire! Il fallait aller plus à gauche! Nous cheminons un peu, nous confrontons à une dalle peu pourvue en prises… et retrouvons un relais! C’est bon! De retour sur la voie! Quelques belles longueurs suivent avec l’arsenal de "lolottes qui vont bien" et un ou 2 pas en Dulfer (NDLR : peut-être s’agit-il ici d’une improvisation du rédacteur dont la mémoire défaille) et nous voici arrivés au relais final!… Nous profitons de l’instant et des lieux, et il est temps d’équiper le rappel… C’est parti!… Alain en contrebas, qui a pris en charge l’appareil photo, mitraille : "Souris pour la photo! T’es crispé là!" "Mais comment diable fait-il pour voir que je ne souris pas!… […] Satané zoom 20x!…". Le photographe étant exigeant et perfectionniste (une vraie diva!), je me soumets à ses desiderata… "Ne rappelez pas votre brin, nous redescendons dessus", nous crie-t-il… Décidément, l’ami Alain fait sa diva!… On va finir par l’appeler le "Greta Garbo ou Greto Garba de la montagne"!… Nous mangeons un bout au relais du 2eme rappel pour attendre la 2eme cordée… Tout le monde se retrouve… On cause… et on redescend… Arrivés au camping, les premières gouttes de pluie nous accueillent : miracle du timing, nous avons "optimisé" au mieux!

    Mardi soir, branle-bas de combat! Aux dires de la grenouille de la météo, mercredi sera pourri! Mais à partir de jeudi, grand beau! Débats, discussions! "Jeudi et vendredi, nous pouvons aller en montagne". "Mercredi est pourri, c’est le jour pour monter en refuge!". "Le refuge des écrins a de la place mercredi soir, mais il sera plein jeudi et vendredi". Après réservations des nuitées, nous décidons donc de monter au refuge des Ecrins le mercredi, le jeudi étant dédié à la barre ou au dôme des Ecrins ainsi qu’à la redescente vers le refuge du glacier blanc, et le vendredi à une randonnée glaciaire par delà la col et le glacier du Monetier puis une redescente par le lac de l’Eychauda. Benoit du GUM est intéressé pour se joindre à nous. Parfait! Nous serons 4.

    Mercredi matin, préparation des sacs, logistique… Il a plu fort toute la nuit, et le matin est à l’avenant. La montée va être humide… Nous prenons notre repas de midi, et il est temps de partir. Nous montons dans la voiture de Guillaume et rejoignons le parking du "pré de Madame Carle", pied du sentier menant au refuge du glacier Blanc puis au refuge des Ecrins. Miracle! La pluie s’est interrompue! Nous monterons au sec!
    S’ensuit la longue montée vers le refuge du glacier Blanc où nous faisons escale… Pause pour boire et avaler un bout de tarte aux myrtilles, recharger en eau… et c’est reparti pour la portion rejoignant le refuge des Ecrins… Un "coup de cul" assez raide au départ du refuge du glacier blanc pour commencer… J’ai un peu de peine à suivre mes acolytes, mais pas de souci tout le monde s’attend… Premiers pas sur le glacier Blanc… "Le refuge des Ecrins est à 5 minutes!". Notre Alain est taquin : l’étalon de l’unité de temps doit être très particulier au niveau du oulevard Charcot! Bref, nous remontons sur le promontoire sur lequel est juché le refuge des Ecrins, et nous voici arrivés! Le soleil brille sur la barre des Ecrins! Magnifique! Nous nous installons, buvons un verre, nous changeons et le repas tant attendu arrive. Très bonne soupe pour commencer! "Y a pas à dire, elle est bonne! Tu trouves pas qu’elle a un gout particulier?" "Si si, on dirait qu’y a des pois cassés" "Y a pas que des pois cassés, y a aut’ chose!!". Au bord de la fenêtre, nous admirons pensifs (quelques un plus pensifs que d’autres!) la barre des Ecrins, nous régalons de ce repas… et il est temps de se coucher! Oui, il est 20h!… Mais demain, lever 3h15!…

    Nuit du mercredi, quelque part entre 20h et minuit… Le sommeil ne vient pas… Les pensées vont vers cette journée du jeudi… Une première pour moi… Pas de sommeil, mais la station "allongée" permet de récupérer…

    Jeudi, 3h30, la porte du dortoir s’ouvre et une voix résonne : "Il est 3h30!". Tout le monde se lève, se met en tenue et pars prendre le petit déjeuner. Il fait nuit, mais nous voyons quelques lumières çà et là. Certains sont déjà "en opération". Dans la nuit noire, nous redescendons du refuge vers le glacier et commençons la longue remontée vers le col des Ecrins. Les cordées se forment là : Guillaume L et Alain d’un côté, Guillaume P et Benoit de l’autre. Nous commençons la marche vers le Dome et la Barre. Il est tombé une vingtaine de cm de neige la veille : cela brasse un peu mais rien de dramatique. Les conditions de cramponnage sont très faciles. C’est malgré tout assez fatiguant et usant… Quelques coups d’oeil en arrière au fur et à mesure de la montée : le ballet des frontales se forme, le jour se lève progressivement, nous admirons successivement la Roche Faurio, la Meije, le Rateau…
    Arrivés au pied de la rimaye bien remplie, en vue de la brèche Lory, nous nous arrêtons. Je suis "un peu cuit" et monte laborieusement et ne veux pas faire de conneries sur l’arête compte tenu de mon état physique : le dôme des Ecrins suffira, cela fait déjà un premier 4000. Guillaume, Alain et Benoit décident de rejoindre la barre directement par la dernière pente en glace précédant la brèche Lory… Nous nous séparons à cet endroit, je me sens de finir seul jusqu’au dôme avant de revenir à notre point de RDV. Guillaume, Alain et Benoit se chargeront du long cheminement sur l’arête en direction du sommet de la barre… Le vent souffle fort, je ne regrette pas d’avoir mis et emmené plusieurs épaisseurs chaudes… Je regrette davantage la constitution de mon sac, trop lourd, trop encombrant… Plusieurs leçons à retenir!
    Longtemps après, nous nous retrouvons tous les 4 et empruntons l’itinéraire de redescente. S’ensuit un long long cheminement sur le glacier blanc pour rejoindre le refuge du même nom… Avec l’humidité, le strap sensé protéger mes talons des ampoules s’est détaché et frotte… Les ampoules se sont réellement formées et on bien éclaté ; la peau est à vif… Je ne "sens pas" la randonnée glaciaire du lendemain… Ce sera sans moi, mais je reste avec eux au refuge où nous passons une deuxième soirée tous ensemble… Le sommeil y sera beaucoup plus facile à trouver qu’au refuge des Ecrins : les miracles de la fatigue!
    Vendredi matin, lever : pas de changement de décision, Guillaume, Alain et Benoit se lancent dans leur belle rando glaciaire et moi je redescends dans la vallée en direction du camping… Guillaume L et Alain pourront parler plus en détail de cette belle journée
    Une dernière soirée au camping d’Ailefroide, le repas pris ensemble entre GAGuistes et GUMistes, les discussions prolongées au son des ukulélés, moments privilégiés de convivialité… et C’EST FINI! Photos à venir dans un prochain message.
    Le camp d’été 2014 d’Ailefroide aura été court mais nous aura convaincus de l’intérêt de ce qui peut y être effectué. Ce n’était qu’une introduction!… Et il peut y en avoir pour tous les gouts, compte tenu des départs de rando existant à partir d’Ailefroide, des via ferrata pouvant être effectuées à proximité, etc… La convivialité entre groupes pratiquant des activités différentes est possible, comme l’ont montré les moments partagés avec le GUM.
    RENDEZ-VOUS AU CAMP D’ETE 2015 A AILEFROIDE!!!!!! A VOS CRAYONS, LES DISCUSSIONS SONT LANCEES!!

  12. camp d’été à Ailefroide

    Je viens juste de rentrer de l’Oisan et d’un détour en Chartreuse pour une rando alpine très aérienne (photos prochainement)
    J’ai lu ( ci dessus ) le tome 1 des aventures de 3 gaguistes à Ailefroide.
    L’auteur , un certain Guillaume P. (ignoré des éditions Gallimard, Hachette…et Cie) mérite à être connu.
    Le récit mouvementé emporte le lecteur, le verbe est vif, l’adjectif rigoureux, quelques pointes d’humour relâche la tension, on respire. Pas besoin de dessin de photo, on imagine aisément le cadre de l’histoire de l’aventure. On a l’impression d’y être ou bien d’y avoir été….
    Je vous enverrai quelques photos commentées pour preuves.

  13. Le détour en Chartreuse laisse présager de certaines "doubles arches"…
    Photos à venir pour ma part (sans arche, double ou simple)!

    Une petite pensée qui me vient lorsqu’Alain saisit la plume : préférer l’onglet plutôt que l’onglée… Et la bavette est définitivement plus appréciable que la bavante… Mais veiller toute de même à bien digérer le menu avant que ne survienne l’onglée!… Moralité : faire un petit tour chez le glacier : lorsque les précautions d’usage sont respectées, l’assimilation n’en est que meilleure!

  14. Noir et Blanc

    Essayer de dormir….en vain. Il est trop tôt, j’ai pris le mauvais horaire du train…. « le train du sommeil ». La lumière du jour finissant éclaire encore le dortoir, traverse le rideau inefficace de mes paupières …et le ronflement de quelques heureux dormeurs transperce la cire de mes boules quiès : j’ai dans la tête la soufflerie d’un forgeron qui joue avec le marteau et l’enclume de mes oreilles.
    Détendre ce corps fatigué, retrouver le calme intérieur, ignorer les couvertures rêches qui grattent la peau, supporter la chaleur humaine étouffante, rester immobile sur la portion de matelas n° 12 attribuée par la gardienne du refuge.
    Le reflet du soleil couchant sur la montagne pénètre par la fenêtre. Un immense miroir de rouge orangé illumine maintenant la chambrée. Les couches tard bruyants, ignorant notre repos, ouvrent la croisée et mettent un temps interminable à photographier les sommets rougeoyants d’en face. Seule consolation : l’air frais pénètre enfin et calme un peu. C’est con un voisin de matelas retardataire, qui met tout ce temps à enlever ses chaussettes, à fouiller en vain dans un sac plastique au froissement bruyant, mais que cherche t il ? …. peut être son pyjama bleu à rayures !… pour enfin se glisser près de vous avec la discrétion d’un éléphant, abreuvant ses copains de commentaires au fort accent pointu italien.
    Noir c’est tout noir maintenant. Enfin je plonge dans un abime sans fond.
    « il est 3h 30, c’est l’heure ! » a gueulé quelqu‘un dans mon sommeil. La porte claque, il est déjà parti. D’indiscrètes frontales rayent la nuit en tous sens : des ombres et silhouettes se profilent sur les murs. Ça s’agite ferme autour de moi. J’ai l’impression d’avoir dormi 5 minutes. Dépliant ma carcasse, je masse mes épaules encore endolories par les bretelles du sac à dos. Bon ça va aller ! Les gens ne sont pas bavards à une heure pareille, mais déjà tout le bâtiment résonne du grondement des parquets et escaliers en bois piétinés par les célèbres galoches de refuge (taille unique 44).
    Une lumière blafarde éclaire la salle à manger où embaume une bonne odeur de café, dominant celle du thé et du lait chaud : faut savoir savourer cet instant de bonheur, yeux encore mi clos, tête embrumée de sommeil…
    Dans un brouhaha de demi mots marmonnés et de légères bousculades chacun prépare son plateau déjeuner. On choisit : corn flack, café, biscottes, jus d’orange, petit pain, confiture…. le grand standing d’un refuge. Puis l’un cherche une table libre, l’autre un banc inoccupé …. là bas les copains de cordée me font signe, j’arrive !
    Sourires, et l’inévitable « bien dormi ? » suivi de « …pas fermé l’œil » ponctué de « …pfou!! font chié les ronfleurs ! »
    Puis changement de musique : cliquetis de mousquetons, de broches métalliques, de baudriers que l’on enfile. Sac, crampons, piolet, tout le barda en préparation. On s’interpelle dans le noir, des prénoms fusent entrainant quiproquo et confusion dans les groupes et les prénommés. Le mien c’est Alain, peu commun aujourd’hui, très old fashion donc pas de risque d’embrouille. L’un se plaint d’ampoules aux pieds (le veinard, il n’aura pas besoin de frontale ) l’autre cherche ses chaussures égarées, un guide donne des recommandations à ses clients… tout ce petit monde s’agite avec effervescence piquée d’une pointe d’angoisse et de stress.
    J’ouvre la porte : un air frais me gifle le visage Ouf ! Que c’est bon ! Nuit noire, ciel étoilé et devant nous déjà quelques chenilles lumineuses descendent sous le refuge les pentes menant au Glacier Blanc. La frontale éclaire la pierraille du chemin sinueux mais aussi les talons de celui qui précède. On ajuste son rythme, son pas sur le sien, sur ses gestes. Ses hésitations préviennent de la rencontre d’obstacles, de difficultés. Attention ! C’est gelé dit l’un. Eh merde ! répond un autre en glissant sur le rocher.
    Enfin le glacier, crampons chaussés on enquille une trace bien visible, le rythme est pris, on s’encordera plus loin. Notre équipe très véloce doublera 9 cordées. Ben oui ! je confirme : 9 cordées. Au loin quelques points lumineux apparaissent dans les hauteurs du couloir de Barre Noire : ils sont presque sortis, et arriveront au sommet des Ecrins bien avant nous.
    Le jour n’est pas encore là, mais avec la blancheur de la neige on peut presque éteindre nos frontales : ça économise les piles et fait très « pro ». Au pied des pentes : encordement à 5m, anneaux de buste, piolet dans une main, bâton dans l’autre. Chacun marche corde tendue en silence. Cheminement compliqué dans la face : la trace part à gauche puis redescend, remonte, vire à droite, cela semble bizarre, mais on ne se pose pas de question, on marche, on suit. Les réponses arriveront, évidentes, quand on découvrira en plein jour lors du retour le panorama des crevasses, pentes et séracs entre lesquels serpente la trace.
    Ça y est, on longe la rimaye. Un guide et son client, tenu corde tendue à 5m, emprunte le couloir Coolidge, direct sous le sommet. Pente de glace et neige dure entre des rochers affleurant : Respect à tous les deux ! La brèche Lory là bas semble accumuler une queue d’alpinistes en attente. Benoit avait décidé un autre itinéraire : on coupe par le couloir Wimper pour rejoindre l’arête, tandis que l’un de nous 4 un peu fatigué, rejoint seul le Dôme des Ecrins qui est aussi un 4000. La rimaye passée sans difficulté, une pause sera nécessaire pour réchauffer les mains engourdies et manger un bout. Plaisir des yeux autour de nous, le grand blanc, ciel bleu, soleil éclatant, panorama gigantesque…le bonheur. Tout en bas plusieurs cordées attaquent Roche Faurio, au loin les Agneaux et une surprise rare mi août, le col Emile Pic bien enneigé, Neige Cordier plâtré par le mauvais temps de la veille. La fatigue, le froid, le vent rendent les gestes moins sûrs. Un piolet tombe, bascule par-dessus la rimaye et reste planté tout en bas (normalement, un tel miracle n’arrive que dans les films). Et de même que dans les films, un cri retentit « mon piolet ! » Trop tard, dans son geste brusque le copain de cordée échappe aussi ses gants qui suivaient le même chemin…. rattrapés miraculeusement (comme dans les films aussi). Ouf ! On a eu chaud, bon ! Eh bien, puisqu’on avait froid, alors tout va bien, ça roule et Guillaume terminera la course avec mes 2 bâtons de ski. On plante aisément les crampons dans les 30 à 40 cm de neige fraiche tassée. Par endroit le vent de la nuit a décapé la pente et laisse apparaitre la glace vive : « faites gaffe ! » lance Benoit, progression prudente. Il atteint l’arête, installe un relais et nous fait venir. La suite jusqu’au sommet est un parcourt mixte de neige et rocher avec un peu de glace. Nous faisons passer la corde d’un coté à l’autre de l’arête, entre les becquets, quelques sangles posées et mousquetonnées. A la queue leu leu les cordées progressent, certaines redescendent déjà. On se croise sur des étroitures peu commodes. Dans ce mixte j’apprécie les vieux crampons que j’utilise sans économie sur du rocher agressif comme une meule. Le vent est très fort, l’arête interminable. Puis le sommet, la croix métallique 4102 m et un regard tour d’horizon. Le blanc taché de noir, le noir taché de blanc. Pelvoux, L’Ailefroide, Les Bans, la Meije, pic Gaspard, et le glacier Noir tout au pied de la face sud vertigineuse de notre sommet. J’aime la géographie de ces montagnes que j’ai souvent parcourues. Dommage de ne plus avoir d’appareil photo. Et ce sommet partiellement déneigé, à peine reconnaissable en ce 14 août, si différent du printemps précédent, quand on y montait à ski de rando : la Bosse de la Momie.
    Il fait vraiment très froid, on ne s’attarde pas. Monter sur ce fil d’arête mixte est déjà délicat, mais redescendre en s’assurant corde tendue augmente la difficulté. On croise, on double, on suit, on laisse passer, on attend souvent, certains sont en solo.
    Retour à la rimaye, retrouver le piolet, le sourire, un chaud soleil à remplacé le vent, ensuite le casse croute, la gourde, les congratulations d’un 4000 bien mérité .
    Puis une longue descente encordés, confiants, comblés et l’optimisme sur le beau fixe …. ça rend plus bavard qu’à la montée.

    A mes compagnons de cordée : Benoit du GUM Grenoble, Guillaume Lacombe et Guillaume Pinguet du GAG

    Alain

  15. camp d’Ailefroide

    Enfin des photos
    ce ne sont pas les miennes (appareil h.s.) mais celles d’un compagnon de cordée Benoit Pascal du GUM (groupe universitaire de montagne) Grenoble…
    ça fait envie ??
    …. bon alors rdv l’été prochain… et on s’entraine en conséquence dans les couloirs du Sancy et les falaises d’Auvergne

    les photos avec le lien ci dessous

    https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=107605176752940777402&target=ALBUM&id=6055204817457005057&authkey=Gv1sRgCL-Pq8LO5NT2Mg&feat=email

  16. camp d’été à Ailefroide

    Ouh ! Ouh ! Guillaume (Pinguet) On est là derrière notre écran Ouh ! Ouh ! On attend toujours les photos de grande voie rocheuses d’Ailefroide qui sont dans ton appareil numérique. Si t’as un problème avec picasa , fait moi les parvenir en pièce jointe.

  17. 15 novembre 2014. Des gaguistes impatients consultent le calendrier, bâtissent des plans sur la comète, rêvassent en étudiant les cartes topographiques et en observant des photos de montagne : la saison hivernale arrivent!
    15 décembre 2014. Des gaguistes impatients scrutent le ciel, devisent sur l’hygrométrie, traquent la direction du vent : la saison hivernale devrait arriver!
    1 janvier 2015. Des gaguistes impatients digèrent leurs réveillons, méditent un instant, se convainquent fermement : la saison hivernale va finir par arriver!
    8 janvier 2015. Des gaguistes impatients vont et viennent, saisissent fébrilement leur matériel, vérifient les équipements de sécurité, les mains tremblantes : non mais c’est pas possible, cette satanée saison hivernale, oui ou m…..!!!!!!!
    15 janvier 2015. Des gaguistes impatients se jettent contre les murs, jettent des cris bestiaux, grognent, hurlent et braillent, cheveux hirsutes et yeux exorbités : ouaaaaaaahhhhh non mais p**** de b***** de m*** fait **** ***** ****** **** saison hivernale de ****** ****** ****** *****!!!!!!!!!!!!
    dernière semaine de janvier – 1ere semaine de février : 1 mètre de neige d’un coup, du -10°C à l’abri en veux-tu en voilà, en toute facilité, 80km/h de vent dans le siège pour jean-bat, une journée de risque 4 au mont-dore. La saison hivernale
    7 février 2015 : je publie les photos du camp d’été 2015. Toute coincidence ne serait pas totalement fortuite. A méditer pour les saisons hivernales à venir.

    https://plus.google.com/photos/116236816042211685947/albums/6113073282736228209?authkey=CPbm_ZLNoLOY-AE

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